Dans cinq jours, dimanche 12 avril, près de 8 millions de Hongrois élisent les 199 députés de leur Assemblée nationale. Comme la Hongrie est un régime parlementaire, c'est cette Assemblée qui élit ensuite le Premier ministre qui gouverne le pays.
Viktor Orbán est Premier ministre depuis 2010, après un premier mandat de 1998 à 2002. En deux décennies au sommet de l'État, il a méthodiquement installé une démocratie illibérale en Hongrie : en contrôlant la presse et la justice, en s'attaquant aux droits des minorités LGBT et en modifiant le système électoral lui-même. En parallèle, il a transformé son droit de vote au sein de l'Union européenne en veto systématique contre le soutien à l'Ukraine et les sanctions imposées à la Russie depuis le début du conflit.
Si je m'intéresse autant à ce scrutin, c'est parce que ce vote ne concerne pas seulement la Hongrie. Il concerne le futur – peut-être même la survie – de l'Union européenne : ses institutions, ses finances, sa politique étrangère et sa capacité à se défendre en temps de guerre. Depuis le début de l'année, les ingérences russes et américaines se multiplient pour peser sur le scrutin. Le vice-président américain JD Vance doit arriver à Budapest dans quelques heures. Pourquoi ? Car pour la première fois depuis 2010, Viktor Orbán est donné battu dans les sondages. Son adversaire s'appelle Péter Magyar. Il y a deux ans, personne ne connaissait son nom ou celui de son parti, Tisza.
Cette semaine, Bruxelles retient son souffle – vous devriez aussi – car l'avenir de l'Europe toute entière se joue à un millier de kilomètres de la capitale européenne.
Comment l'étudiant pro-européen Viktor Orbán est devenu un Premier ministre illibéral
Le 16 juin 1989 – trois jours avant la naissance de votre serviteur – un jeune homme de 26 ans se pose devant un micro et 250 000 Hongrois sur la Place des Héros à Budapest pour appeler avec fougue au départ des troupes soviétiques. Il s'appelle Viktor Orbán. C’est un des représentants du Fidesz, un mouvement de jeunesse anticommuniste fondé un an plus tôt. Orbán est de retour en Hongrie après avoir étudié à l'université d'Oxford, grâce à une bourse financée par la fondation du milliardaire hongro-américain George Soros. À cette époque, Orbán est un libéral pro-européen. Helmut Kohl, le chancelier de la réunification allemande, le prendra même sous son aile quelques années plus tard, persuadé d'avoir trouvé en lui le représentant fiable d'une droite chrétienne-démocrate en Europe centrale. Kohl et Soros – deux hommes qui ont cru en l'avenir libéral et pro-européen de Viktor Orbán – ont contribué sans le savoir à forger le dirigeant qui allait devenir l'un des pires ennemis de l'Union européenne. L'histoire est cruelle.
En 1998, le Fidesz remporte les élections législatives et Orbán devient à 35 ans le plus jeune Premier ministre hongrois. Au cours de son premier mandat, il permet à la Hongrie d'intégrer l'OTAN et enclenche les négociations d'adhésion à l'Union européenne. Pourtant, les signaux faibles de son autoritarisme ne trompent pas : il tente déjà de remplacer la règle de majorité des deux tiers au Parlement par une simple majorité – ce que bloquera la Cour constitutionnelle – et installe ses fidèles à la tête de la Banque nationale, du parquet de Budapest et de la Radio nationale. Bruxelles ne s'alarme pas. C'est la première erreur de l'Union.
En 2002, le parti socialiste bat le Fidesz de seulement 1 % des voix. Orbán conteste sa défaite. Ça ne vous rappelle personne outre-Atlantique ? Entre-temps, la Hongrie intègre bien l'Union européenne en 2004, mais c'est le nouveau Premier ministre socialiste qui récolte les fruits des procédures d'adhésion lancées par son prédécesseur. En 2006, Orbán perd à nouveau le vote populaire. Pendant huit années de traversée du désert dans l'opposition, le président du Fidesz se radicalise et transforme profondément son parti. Il devient nationaliste, populiste, anti-élites et chrétien identitaire. Comment expliquer cette radicalisation extrême ? Trois hypothèses. Par opportunisme : le conservatisme gagne des élections là où le libéralisme en perd. Par orgueil : deux défaites électorales, ça laisse des traces. Par stratégie : le discours libéral de 1989 n'était qu'un leurre depuis le début. Dur à dire.
En 2010, Orbán fait son grand retour au pouvoir avec 53 % du vote populaire et surtout deux tiers des sièges au Parlement, grâce au système électoral hongrois qui amplifie les majorités. Il a 46 ans, plus d'expérience du système politique, une super-majorité pour tout changer et beaucoup de rancœur. Vraiment, vous ne voyez toujours pas la ressemblance ? Il commence donc par réécrire la Constitution dès 2012 pour affaiblir la Cour constitutionnelle, qui l'avait bloqué pendant son premier mandat. Puis il impose un contrôle gouvernemental aux médias publics et laisse les médias privés critiques être rachetés par des hommes d'affaires proches de lui.
Comment la droite à Bruxelles laisse Orbán verrouiller la Hongrie et se retourner contre l’Union européenne
Progressivement, Bruxelles s'inquiète, un peu, de cette dérive autoritaire du Premier ministre hongrois. La Commission européenne déclenche quelques procédures d'infraction contre la Hongrie pour condamner l'action politique de Viktor Orbán. Sauf qu'en 2012, l'épine Orbán est perçue avant tout comme un problème national, qui n'empêche pas l'Union européenne d'avancer.
Surtout, le Fidesz est membre du Parti Populaire Européen (PPE), qui rassemble les partis de droite des États membres au Parlement européen — dont l'Union chrétienne-démocrate (CDU) allemande d'Angela Merkel, et dont sont issus les trois derniers présidents de la Commission européenne. Pour rester la première force du Parlement européen et conserver la présidence de la Commission, le PPE a besoin des dizaines de députés européens hongrois du Fidesz. C'est la deuxième erreur de l'Union : après le mentorat de Helmut Kohl, la complaisance d'Angela Merkel.
En 2014, le Fidesz remporte à nouveau les élections législatives. Orbán assume désormais pleinement son exercice autoritaire du pouvoir dans un discours devenu célèbre où il théorise la démocratie illibérale : un système où les élections ont lieu, mais où les contre-pouvoirs ne constituent pas des obstacles à « la volonté du peuple ». C'est-à-dire à la sienne. Et pour s'inspirer des meilleurs, il cite comme modèles la Russie, la Chine, la Turquie et Singapour.
Grâce en partie à une succession de lois modifiant le système électoral, Orbán remporte à nouveau les élections législatives de 2018 et 2022. Durant cette période, il poursuit son action et s'attaque notamment aux droits LGBT, nouveau marqueur de son conservatisme. La Hongrie, qui avait dépénalisé l'homosexualité dans les années 1960, adopte en juin 2021 une loi interdisant la « promotion » de l'homosexualité auprès des mineurs, calquée sur la législation russe de son nouveau mentor Vladimir Poutine.
La présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, qualifie publiquement cette nouvelle loi de « honte », et le Fidesz quitte, bien tard, le PPE. Une procédure d'infraction devant la Cour de justice de l'Union n'est lancée qu'un an plus tard. De là à dire que je suis surpris qu'une Union européenne dirigée par la droite se contrefout des personnes queer, il n'y a qu'un pas.
Que je franchis allègrement ! Car plus récemment encore, en mars 2025, Orbán rend l'organisation de la Marche des fiertés illégale et autorise la reconnaissance faciale pour identifier les participants. Que fait la Commission européenne ? Rien, ou pire : Ursula von der Leyen aurait même conseillé à ses commissaires de ne pas assister à la Pride de Budapest pour ne pas irriter Orbán. Ce n'est qu'à deux jours de la marche qu'elle publie un tweet de soutien. Un tweet. Bye Queen.
En vingt ans d'exercice du pouvoir, Viktor Orbán est devenu un dirigeant autoritaire et illibéral qui a transformé la Hongrie et la vie des Hongrois. Sur la même période, l'inaction opportuniste de la droite européenne aux affaires à Bruxelles a renforcé celui qui s’apprête à devenir le pire ennemi de l’Union européenne, alors que la Russie lance une invasion massive de l’Ukraine en février 2022.
Unanimité, Article 7, sanctions financières : pourquoi l'Union européenne est désarmée face à Orbán
Pour comprendre l'impuissance de l'Union européenne face à Viktor Orbán, il suffit de comprendre une seule règle : en dehors des questions commerciales et du marché unique, où l'Union avance à la majorité qualifiée (15 États sur 27 représentant au moins 65 % de la population), l'unanimité est obligatoire pour toutes les autres décisions. C'est pour ça que l'accord Mercosur a pu être adopté malgré l'opposition de la France, de la Pologne, de la Hongrie et de l'Autriche par exemple, alors qu’Orbán peut s'opposer seul à l'aide financière et militaire à l'Ukraine, aux paquets de sanctions contre la Russie, à l'adhésion de nouveaux membres à l'Union européenne. Bref, à toutes les décisions de politique étrangère, de défense, de fiscalité, ou d’élargissement de l’Union.
Les 26 autres États membres disposent d'une arme nucléaire : l'Article 7 du traité de l’Union européenne, qui permet de sanctionner les violations des valeurs fondamentales de l'Union et suspendre les droits de vote d'un État membre pour neutraliser son veto. Cette procédure a été déclenchée contre la Hongrie en 2018, mais pour aboutir, elle exige l'unanimité des autres États membres. Or en 2018, c'est la Pologne dirigée par le parti illibéral PiS (Droit et Justice), visée exactement par la même procédure, qui a joué le rôle de bouclier. Cette solidarité entre les deux gouvernements nationalistes-populistes et eurosceptiques leur assurait une protection mutuelle contre Bruxelles.
Alors Bruxelles a tapé là où elle le pouvait encore : sur le compte en banque. Grâce au mécanisme de conditionnalité, qui lie la distribution des fonds européens au respect de l'État de droit, la Commission a pu bloquer 19 milliards d'euros destinés à la Hongrie depuis 2022. En juin 2024, la Cour de justice de l'Union a condamné le pays à 200 millions d'euros d'amende forfaitaire – le record pour un État membre – plus 1 million d'euros par jour, pour non-respect du droit d'asile. Et c'est tout le problème avec ces sanctions financières : comme elles coûtent cher à la Hongrie, elles nourrissent l'euroscepticisme de sa population et confortent Orbán dans sa position de victime d'une Commission européenne punitive qui s'attaque à la souveraineté hongroise.
Comme vous peut-être, je me suis déjà demandé si la question d'un « exit forcé », une sorte de miroir inversé de l'Article 50 invoqué par le Royaume-Uni en 2016, existait dans les traités européens. La réponse est non : il n'existe aucune procédure d'expulsion. Pour en créer une, il faudrait modifier ces traités – à l'unanimité donc. Et Viktor Orbán voterait contre.
Viktor Orbán : le cheval de Troie de la Russie au sein de l'Union européenne
Jusqu'en 2022, seuls les Hongrois pâtissaient vraiment de la politique de Viktor Orbán et de son bras de fer avec Bruxelles. Et comme on l'a vu, la droite européenne n'était pas vraiment prête à faire plus pour défendre l'État de droit sur place. Sauf qu'après l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022, Viktor Orbán n'était plus le vilain petit canard qu'on gère en privé entre deux Conseils européens, mais l'agent du chaos de la Russie.
Depuis 2022, Viktor Orbán a systématiquement bloqué chaque décision visant à soutenir l'Ukraine ou sanctionner la Russie :
- Refus de tout transit d'armes vers l'Ukraine, faisant de la Hongrie le seul État membre de l'OTAN à maintenir cette position.
- Blocage en mars 2026 du prêt européen de 90 milliards d'euros à l’Ukraine qui en a urgemment besoin pour financer son effort de guerre après le retrait des États-Unis.
- Opposition répétée aux paquets de sanctions contre la Russie.
Pire encore que ces oppositions, le Washington Post et un consortium de médias d'investigation est-européens ont révélé en mars 2026 que le ministre des Affaires étrangères hongrois Péter Szijjártó téléphonait à son homologue russe Sergueï Lavrov pendant les réunions du Conseil de l'Union européenne pour lui fournir des comptes rendus en direct. Une divulgation d'une gravité stupéfiante, qui pourtant est restée sans conséquence réelle.
L'humiliation des dirigeants européens, et à travers eux de la puissance européenne, par l'un des leurs semble sans limite. Collectivement, ils dépensent une énergie considérable à chaque Conseil européen pour anticiper, négocier avec et contourner Viktor Orbán. À chaque fois, cela lui offre une visibilité internationale sans commune mesure avec le poids réel d'un pays de 10 millions d'habitants, parmi les derniers admis dans l'Union. Pour le vérifier, faisons un test : vous connaissiez tous le nom de Viktor Orbán avant même de lire cette newsletter. Connaissiez-vous celui du Premier ministre de la Finlande, pays frontalier de la Russie, membre de l'Union depuis 1995 et ardent défenseur de l'Ukraine ? C'est bien ce que je pensais. Petteri Orpo.
Si personne – ni aucun État membre – ne peut arrêter Viktor Orbán en Europe, la seule réponse possible doit être hongroise. Elle s’appelle peut-être Péter Magyar : un ancien membre du Fidesz – je vous l'ai dit, l'histoire est cruelle. Pour la première fois depuis le retour d'Orbán au pouvoir en 2010, un opposant le devance dans les sondages.
Qui est Péter Magyar : l'ex du Fidesz devenu l'opposant le plus populaire de Viktor Orbán
L'histoire et le succès de Péter Magyar commencent par un scandale de pédophilie. En 2023, le directeur adjoint d'un orphelinat est condamné pour avoir couvert les actes pédocriminels de son supérieur. La présidente hongroise Katalin Novák lui accorde discrètement une grâce, cosignée par la ministre de la Justice, Judit Varga. L'affaire est révélée au grand jour début 2024, et les deux femmes finissent par démissionner. L'une d'elles est assez importante pour notre histoire : Judit Varga est l'ex-femme de Péter Magyar.
Membre du Fidesz depuis 2002, Magyar, 44 ans, avocat, évoluait jusqu'alors dans l'ombre de son ex-femme. En février 2024, il prend la lumière de manière très inattendue : il dénonce publiquement le système Fidesz, démissionne de ses fonctions et organise un rassemblement à Budapest. Des dizaines de milliers de personnes répondent à l'appel d'un homme que personne ne connaissait trois semaines plus tôt.
Péter Magyar se définit lui-même comme un « conservateur libéral pro-européen » :
- Conservateur, car il refuse toute alliance avec l'ancienne opposition de gauche pour cibler les déçus du Fidesz et les classes moyennes. Il reste donc silencieux sur les droits LGBT, refusant de se laisser entraîner sur ce terrain que le Fidesz utilise comme un piège.
- Libéral et pro-européen, car son programme est une rupture totale avec Orbán : récupérer les milliards gelés par Bruxelles en rejoignant le Parquet européen anti-fraude que la Hongrie a toujours refusé d'intégrer, restaurer l'indépendance de la justice et de la presse et soutenir financièrement l'Ukraine.
Cet équilibre idéologique est celui d’un homme qui veut gagner une élection dans un pays conservateur, pas d'un militant. Et ça marche : aux élections européennes de juin 2024, sans organisation nationale et après seulement trois mois de campagne, son nouveau parti Tisza obtient 29,6 % des voix et arrive en deuxième place derrière le Fidesz. C’est le meilleur score d'un parti d'opposition hongrois depuis 18 ans. Et c'est bien ce qui inquiète tous les soutiens d'Orbán.
Ingérences russes, soutien américain et modification du système électoral : comment le camp Orbán influence les élections législatives de 2026
Pour influencer le vote de 7,8 millions d'électeurs hongrois ce dimanche 12 avril 2026, les ingérences étrangères se sont multipliées ces derniers mois :
- Par la Russie. Le 6 mars, le média d'investigation VSquare révèle l'existence du plan « Gamechanger » : une équipe d'agents russes opère en Hongrie pour favoriser la victoire du Fidesz. La réélection d'Orbán est une priorité stratégique pour Poutine, qui y voit la garantie d'un veto permanent sur le soutien à l'Ukraine et les sanctions contre la Russie.
- Par les États-Unis. Juste après la Conférence de Sécurité de Munich en février dernier – dont je vous ai parlé sur Max Europe – Marco Rubio se rend à Budapest pour soutenir explicitement Orbán. En mars, Trump l'endorse officiellement sur son réseau Truth Social. Et dans la dernière ligne droite, JD Vance est en voyage officiel en Hongrie aujourd'hui même, cinq jours avant le scrutin, pour « célébrer le riche partenariat entre les États-Unis et la Hongrie ».
Depuis 2010, Viktor Orbán s'attelle aussi à influencer le système électoral en sa faveur. Désormais 106 des 199 sièges de l'Assemblée nationale hongroise sont pourvus au scrutin majoritaire à un seul tour, dans des circonscriptions redécoupées pour favoriser le Fidesz. Avec ce système, pas besoin d'une majorité absolue pour gagner une circonscription : il suffit d'arriver premier. Si trois candidats ou plus se partagent le vote, le premier peut l'emporter avec moins de 35 % des voix par exemple. Magyar peut donc très bien gagner le vote populaire national et perdre la majorité à l'Assemblée.
Dimanche 12 avril : Magyar ou Orbán ? Apocalypse ou renaissance européenne ?
Dans cinq jours, 7,8 millions de Hongrois décideront – dans des conditions que personne ne peut garantir entièrement libres et équitables – de l'avenir de leur pays et, par ricochet, de celui de 450 millions d'Européens. C'est la dure réalité d'une Union où les décisions les plus importantes se prennent à l'unanimité et où un seul vote hongrois pèse autant que celui de 26 autres États membres.
Une victoire de Péter Magyar dimanche soir ne serait pas une baguette magique pour la Hongrie et pour l'Europe pour autant. Démonter seize ans de législation illibérale en un mandat serait très difficile. Cela ne règlerait pas non plus définitivement le problème de l'unanimité du vote. Tout juste, cela offrirait une fenêtre de quatre ans aux dirigeants européens – peut-être moins selon le résultat des élections françaises de 2027 – pour repenser leur fonctionnement en période de crise. Par contre, l'impact serait immédiat pour l'avenir de l'Union européenne et de l'Ukraine à court terme : avec le déblocage de l'aide financière et, peut-être, le renforcement des sanctions contre la Russie.
À l'inverse, un nouveau mandat d'Orbán, dans le contexte actuel, serait probablement encore pire que ses victoires précédentes. Fort des soutiens simultanés de Trump et de Poutine, Orbán n'aurait plus aucune raison de modérer sa stratégie de blocage systématique. Il pourrait même être rejoint en 2027 par un dirigeant français issu du Rassemblement National, pour démanteler l'Union européenne avec l'aide de quelques autres « Patriotes ». L'Union devrait alors affronter la question existentielle de sa survie.
La réponse, dimanche.
D’ici là, la Hongrie retient son souffle. Bruxelles aussi. Moi aussi. Plus que cinq dodos avant l’apocalypse ou la renaissance européenne. Drama Queen? Yes.
Discussion des membres